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Jeudi 31 décembre 2015

Dernier jour de l’année mais aussi dernier jour à fouler les terres du Sine Saloum. Encore une grande étape du voyage qui se clôture, la fin se rapproche. Toutefois, nous sommes attendus à notre prochain logement qu’en fin d’après midi et celui-ci se situe juste au nord de M’Bour, soit environ deux heures de route. Nous avons donc de la marge et allons en profiter pour explorer une dernière fois les zones humides du delta dans les environs de Palmarin. Nous faisons nos adieux au campement de la Palangrotte où nous avons passé d’excellents moments et quittons définitivement le village d’Ndangane. Nous reprenons la même route puis la même piste que la veille. Des Vautours dans les Baobabs (comme d’habitude !) mais cette fois-ci c’est du Rüppell, ça change !

Vautour de Ruppell, Sine Saloum
Vautour de Ruppell, Sine Saloum
Vautour africain, Sine Saloum
Vautour africain, Sine Saloum

Au niveau de la palmeraie nous décidons de nous arrêter. Nous sommes passés hier un peu trop rapidement à notre goût alors que les milieux avaient l’air prometteur.

Palmiers rôniers, Sine Saloum
Palmiers rôniers, Sine Saloum

Nul besoin d’attendre très longtemps avant de repérer nos premiers Youyous, ces perroquets bruyants et colorés. Une dominante verte sur le dos et les ailes, un ventre jaune orange surmonté d’une tête grise, font le charme de cette espèce. Bon d’accord, elle ne se classe probablement pas parmi les plus belles espèces de perroquets de la planète mais ce n’est pas tous les jours que l’on peut les observer en milieux naturels. Nous les avons vus régulièrement en d’autres lieux dans le pays mais sans véritablement faire une belle observation détaillée.

Perroquet youyou, Sine Saloum
Perroquet youyou, Sine Saloum

Plusieurs oiseaux s’activent et se chamaillent alors que la lumière du matin est encore belle, nous donnant l’occasion de faire quelques images alors qu’ils s’accrochent aux stipes des palmiers (il n’y a pas de tronc chez les palmiers…!).

Perroquets youyou, Sine Saloum
Perroquets youyou, Sine Saloum
Perroquet youyou, Sine Saloum
Perroquet youyou, Sine Saloum
Perroquets youyou, Sine Saloum
Perroquets youyou, Sine Saloum
Perroquet youyou, Sine Saloum
Perroquet youyou, Sine Saloum

Nous poursuivons notre balade le long de la piste et dans les broussailles, ce sont plusieurs espèces de passereaux qui s’affairent. Des groupes mixtes dans lesquels nous distinguons deux espèces de Capucins nonnettes et à bec d’argent, des Astrilds, des Serins du Mozambique et des Moineaux gris.

Capucin bec d'argent, Sine Saloum
Capucin bec d’argent, Sine Saloum
Capucin bec d'argent, Sine Saloum
Capucin bec d’argent, Sine Saloum

Dernières espèces avant de regagner la voiture et de poursuivre notre chemin, des Irrisors moqueurs dans un épineux et des Calaos au sol.

Irrisor moqueur, Sine Saloum
Irrisor moqueur, Sine Saloum

En traversant le village de Samba dia, nous faisons décoller un épervier qui se réfugie dans un bouquet d’arbres. Quelques instants de recherche nous permettent de le retrouver. C’est un Epervier Shikra ! Nouvelle espèce pour le voyage !

Épervier Shikra, Sine Saloum
Épervier Shikra, Sine Saloum

La matinée est bien entamée lorsque nous parvenons dans la zone de buissons qui hier était riche en Fauvettes passerinettes et Hypolaïs. Ce matin, pas de fauvettes, mais 6 chanteurs d’Hypolaïs.  Pas mal !

Paysages du Sine Saloum
Paysages du Sine Saloum
Zébu, Sine Saloum
Zébu, Sine Saloum
Baobab, Sine Saloum
Baobab, Sine Saloum

Dans la mare voisine, plusieurs dizaines de Vanneaux éperonnés se sont rassemblés alors qu’un Busard cendré chasse en arrière plan.

Vanneaux éperonnés, Sine Saloum
Vanneaux éperonnés, Sine Saloum

Un Elanion blanc nous donne l’opportunité de nous arrêter à nouveau. Il chasse au dessus des terrains dégagés mais n’hésite pas à faire quelques pauses au sommet de Baobabs en compagnie d’un Circaète Jean-le-blanc. Ce créneau des premières chaleurs est aussi le signal pour l’envol des vautours, d’ailleurs plusieurs espèces nous survolent. Vautours fauves, africains, Rüppell et charognard, le Sénégal est vraiment une excellente destination pour les rapaces !

Vautour de Ruppell, Sine Saloum
Vautour de Ruppell, Sine Saloum
Elanion blanc, Sine Saloum
Elanion blanc, Sine Saloum

Nous croisons le petit groupe de Faucons crécerellettes pour un copier-coller de la veille. Les oiseaux sont en chasse sur les mêmes prairies. Ce qui nous amène à nous poser la question suivante.  Ces oiseaux proviennent ils du dortoir de Kaolack ? Celui-ci étant distant d’environ 100 km. Sachant que ce rapace est capable d’effectuer des déplacements à une vitesse moyenne proche de 50 km/h, cela fait quand même deux heures de vol pour atteindre cette zone de chasse. Possible sachant que les oiseaux quittent le dortoir très tôt et que nous les contactons à chaque fois vers 10h. Toutefois, nous ne serions pas étonnés qu’il puisse exister un autre dortoir plus près de la côte. Un sujet de recherche pour un prochain voyage au Sénégal …

Cochevis huppé, Sine Saloum
Cochevis huppé, Sine Saloum

A l’approche des lagunes, les espèces évoluent. Les Goélands railleurs se sont rassemblés en masse et se livrent à une impressionnante partie de pêche, malheureusement un peu loin pour la photo ! En revanche, les Bécasseaux sanderling ne sont pas très farouches et s’alimentent dans la vasière toute proche. Dans l’eau plus profonde de la même lagune, ce sont des Barges à queue noire et des Chevaliers aboyeurs présents en nombre pour cette dernière espèce. 24 pour être précis.

Bécasseau sanderling, Sine Saloum
Bécasseau sanderling, Sine Saloum

Près de l’entrée du village de Palmarin, des bâches plastiques multicolores disséminées au milieu des lagunes attirent l’œil. Dans cette partie du delta, comme sur Kaolack, l’exploitation du sel est aussi une source de revenus pour une partie de la population. C’est à partir de puits creusés dans les lagunes que le sel est récupéré puis mis en tas sous les bâches pour sécher avant d’être mis en sac et vendu.

Image d’un autre temps, un petit bourricot tire une carriole au milieu des tas de sel et des greniers sur pilotis. Ces derniers servaient dans le passé à entreposer les récoltes de millet tout en les abritant des rongeurs. Nous prenons le temps de faire une photo pour immortaliser ce patrimoine culturel du delta du Sine Saloum.

Exploitation de sel, Sine Saloum
Exploitation de sel, Sine Saloum
Exploitation de sel, Sine Saloum
Exploitation de sel, Sine Saloum

Pour midi, l’endroit de notre pique nique est tout trouvé. Ce sera la même portion de plage qu’hier. Celle-ci est déserte, personne jusqu’à l’horizon, juste quelques Guêpiers de Perse et un vol de Flamants nains sur fond de mer. Visiblement ces flamants ne savent pas où se poser, ils effectuent plusieurs passages devant nous. Leurs couleurs sont un véritable régal pour les yeux !

Flamants nains, Sine Saloum
Flamants nains, Sine Saloum
Flamants nains, Sine Saloum
Flamants nains, Sine Saloum
Flamants nains, Sine Saloum
Flamants nains, Sine Saloum
Espèces d'oiseaux observés sur le Sine Saloum

Après une baignade, nous décidons de rebrousser chemin et de prendre la direction de M’Bour. Mais avant il y a des kilomètres de pistes pour rejoindre la ville côtière de Joal Fadiouth. Un vol d’Anhingas africains survole les dernières vasières et les Baobabs du delta que nous laissons derrière nous. Nous avalons les kilomètres d’une traite car les abords des pistes sont calmes en oiseaux. En revanche, les travaux sont bien présents, le bitume arrive … Une mare est l’occasion d’un arrêt. Une chose que l’on trouve excellente au Sénégal c’est le fait que chaque point d’eau est potentiellement occupé par des limicoles. Ici dans cette petite mare résiduelle de quelques dizaines de mètres de long, se concentrent une poignée d’Échasses blanches, de Barges à queue noire et de Combattants variés. Les oiseaux d’eaux hivernant au Sahel ne se concentrent pas que sur de grandes zones humides tels que le delta du Sine Saloum où le Djoudj mais tout au long de la côte dès qu’un habitat favorable se présente.

Combattant varié chassant les insectes, Sine Saloum
Combattant varié chassant les insectes, Sine Saloum
Échasses blanches, Sine Saloum
Échasses blanches, Sine Saloum
Paysages du Sine Saloum
Paysages du Sine Saloum
Combattant varié, Sine Saloum
Combattant varié, Sine Saloum
Barge à queue noire, Sine Saloum
Barge à queue noire, Sine Saloum

L’entrée de la ville de Joal par le séchoir à poisson est disons … spécial. On hésite, est-ce vraiment le séchoir où bien la décharge de la ville ? L’hygiène n’est pas la priorité … L’odeur de décharge et de poissons ne nous incitent pas à nous arrêter.

Séchoirs à poissons
Séchoirs à poissons

Nous remontons toute la petite côte avec un constat, les constructions progressent au détriment des zones humides. Beaucoup d’hôtels abandonnés, de maisons à vendre… les temps sont durs ! Quelques rares zones humides classées échappent au massacre et à chaque fois de nombreux oiseaux s’y rassemblent. Des Balbuzards pêcheurs aux portes des villes, des Sternes caspiennes, des royales et beaucoup de Caugeks trouvent ici leurs derniers refuges.

Au sud de M’Bour, nous faisons une pause sur une plage. Des pêcheurs à l’épervier sont le centre d’attraction des oiseaux.

Pêcheurs à Mbour
Pêcheurs à Mbour

Des Aigrettes des récifs arpentent le sable. Elles sont aux aguets, attendant que les pêcheurs remontent leurs filets et étalent le butin sur le sable pour venir récupérer les tous petits poissons cachés au milieu des algues.

Aigrette des récifs sur la plage de Mbour
Aigrette des récifs sur la plage de Mbour
Aigrette des récifs sur la plage de Mbour
Aigrette des récifs sur la plage de Mbour
Aigrette des récifs sur la plage de Mbour
Aigrette des récifs sur la plage de Mbour

Deux Sternes royales longent le rivage et surveillent de près les éperviers des pêcheurs. Troisième larron de l’histoire, le milan à bec jaune qui depuis son perchoir sur un lampadaire effectue régulièrement des descentes pour prélever de ses serres agiles tout ce qui est comestible.

Milan à bec jaune sur la plage de Mbour
Milan à bec jaune sur la plage de Mbour

Le soleil décline, la plage se vide, seul reste un Courlis corlieu. Nous quittons aussi le site, direction la chambre d’hôte que nous avons réservé à Ngaparou, au nord de Saly. Nos hôtes sont très accueillants, le cadre est très sympa, parfait pour un réveillon du jour de l’an …

Courlis corlieu sur la plage de Mbour
Courlis corlieu sur la plage de Mbour
Espèces d'oiseaux observés entre le Sine Saloum et la petite côte

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