Traversée Bastia – Nice à travers le sanctuaire Pélagos et les risques de collision avec les cétacés

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17 août 2017. Dernier jour de cette virée estivale en Corse. Nous quittons le désert des Agriates en direction de Bastia où nous devons prendre le bateau en fin de matinée. Nous prenons juste le temps de faire quelques dernières images de l’île de beauté dans ces ambiances brûlées par le soleil.

Le nord de la Corse

Le nord de la Corse

Le nord de la Corse

Le nord de la Corse

C’est à bord de la compagnie Moby que nous ferons la traversée. Le bateau présente un avantage non négligeable : un vaste espace en extérieur à l’avant du navire, idéal pour l’observation. Les conditions sont de plus optimales, nous avons droit à une mer d’huile durant toute la durée du voyage. Il n’y a plus qu’à ouvrir les yeux ! Nous croiserons la route de plusieurs groupes de dauphins bleu et blanc mais ils resteront assez loin du navire. Un souffle de rorqual lointain … et un bien trop près ! Un rorqual est effectivement ressorti pratiquement le long de la coque, génial pour l’observation, mais c’était malgré tout un peu limite. C’est l’occasion de rappeler que les risques de collision sont la principale menace qui pèse sur les cétacés de Méditerranée où le trafic est très important. Les collisions avec les ferries de plus de 200m sont la principale cause de mortalité non naturelle pour les rorquals et les cachalots. Le WWF estime entre 8 et 40 rorquals/an victimes de ces collisions en Méditerranée, large fourchette, certes, mais chiffres non négligeables par rapport aux dynamiques de population de ces espèces. Pour tenter de lutter contre ce phénomène, l’association Souffleurs d’écume a mis au point un système permettant aux navires équipés d’indiquer et d’être informés en temps réel des observations de cétacés. Une fois un animal signalé, il faut alors accroître la vigilance. Il s’agit du système REPCET. Jusqu’à peu, ce système était conseillé, mais le sanctuaire Pélagos n’ayant aucun statut contraignant ne permet pas de mettre en place de législation propre à cet espace. Cependant, en août 2016, un décret (article 106) est intégré au projet de loi biodiversité rendant obligatoire l’installation d’un système anticollisions sur les navires français de 24m. Ce décret est devenu effectif durant l’été 2017. La compagnie Corsica-ferries, ne battant pourtant pas pavillon français, a également décidé de s’équiper du système REPCET. L’objectif est désormais de convaincre les autres navires italiens.

Rorqual commun

Rorqual commun

Rorqual commun

Rorqual commun

Rorqual commun

Rorqual commun

Nous avons croisé, au sens propre du terme, la route d’un cachalot. Effectuant plusieurs bonds à l’avant du navire (pas eu le temps de prendre d’images malheureusement), comme pour signaler sa présence, il a ensuite traversé devant nous, coupant notre route, pour rejoindre deux autres individus ventilant paisiblement en surface à bâbord. Eux, j’ai pu les prendre en photos, ils ne bougeaient pas …

Cachalots entre Bastia et Nice

Cachalots entre Bastia et Nice

Cachalots entre Bastia et Nice

Cachalots entre Bastia et Nice

Nous avons également pu observer une tortue caouanne qui n’est pas non plus passée très loin … ainsi qu’un diable de mer, cette espèce de raie endémique de Méditerranée et proche de la raie manta. Bref, une traversée riche en émotion ! La côte du 06 et les nuages amoncelés au-dessus du Mercantour annoncent la fin du séjour corse mais le début de balades en montagne qui feront l’objet des prochains articles.

Arrivée sur Nice

Arrivée sur Nice

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