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13 février 2018

Après avoir fait les différentes démarches administratives dans la matinée direction la transversale Koné-Tiwaka en direction de Poindimié. La route quitte la côte Ouest en longeant tout d’abord la rivière Koné, occasion de faire un premier arrêt. Les papillons sont nombreux à virevolter avant de se poser sur la végétation. Parmi eux, certains aux couleurs vives attirent l’attention. Il s’agit du Bolina qui peut atteindre 8,5 cm. Le dimorphisme sexuel est très marqué chez ce papillon et les formes peuvent également beaucoup varier d’une région à l’autre. Il compte ainsi 8 sous-espèces.

Hypolimnas bolina-femelle
Hypolimnas bolina – mâle

Un autre grand papillon passe à proximité de l’objectif. Celui-ci, on le connaît : le grand monarque (Danaus plexippus). Il s’agit donc de ma même espèce que celle qui effectue de longues migrations sur le continent américain. Au cours du XIXème siècle, ce grand voyageur a également colonisé d’autres régions dans le monde : la Nouvelle-Zélande en 1840 et l’Australie en 1870. Plusieurs sous-espèces sont décrites mais ce serait la sous-espèces nominale Danaus plexippus plexippus qui aurait gagné toutes ces nouvelles contrées. (Sources : Opie)

Grand monarque

Il faut faire attention cependant en marchant dans les hautes herbes, il y a des bebêtes un peu moins sympathiques !

Guêpe

Le petit sentier descend jusqu’à la rivière où se baignent les locaux. La ripisylve est haute et de nombreux chants s’en élèvent, mais pas facile de détecter les oiseaux tant la végétation est dense.

Premier arrêt le long de la Konétiwaka
Papaye

Nous reprenons la route qui serpentent au milieu des montagnes verdoyantes. Le meilleur moyen de visiter la Konétiwaka est donc de s’arrêter aux différentes aires de repos très bien aménagées et qui permettent de gagner la rivière à pieds.

Konetiwaka
Stèle à la mémoire des Anciens
Rivière le long de la Koné-Tiwaka
Aire de repos

Au fur et mesure que nous avançons vers l’Est, la végétation change est devient plus tropicale. Les pins cèdent progressivement la place aux fougères arborescentes. Nous avons quitté la rivière Koné qui coulait vers l’Ouest. Le système change, cettte fois-ci ce sont des affluents de la Tiwaka qui s’écoulent vers l’Est.

Fougères arborescentes

Hibiscus

Alors que la journée avance, des nuages annonciateurs de pluie s’accumulent et la chaleur se fait moins intense. Les oiseaux s’activent et sortent de leurs cachettes. Les zostérops à dos gris s’alimentent dans les fleurs blanches des niaoulis.

Zostérops à dos gris, Konetiwaka, Nouvelle-Calédonie

Un rhipidure gris se tient quant à lui à l’affût : il guette le moindre insecte qu’il va attraper au vol à la façon de nos gobemouches.

Rhipidure gris, Konetiwaka, Nouvelle-Calédonie
Rhipidure gris, Konetiwaka, Nouvelle-Calédonie
Konétiwaka

Les stournes calédoniens forment des groupes bruyants volant d’arbres en arbres. Ils ne passent pas inaperçus ! Un chant plus mélodieux me permet de trouver un nouvel oiseau : le méliphage à oreillons gris … ça en fait des noms à apprendre !

Méliphage à oreillons gris

Nous finissons la balade aux chutes de Pombeï où nous nous baignons au milieu des carpes à queue noire. Mais il fait à présent bien gris ! Il faudra revenir pour les photos !

Chutes de Pombeï
Chemin descendant aux chutes de Pombeï

15 février

Jour de pré-rentrée. Le matin nous sommes accueillis au lycée de Pouembout pour visiter  les locaux et découvrir nos nouvelles conditions de travail. Ce que je retiens, c’est qu’il faut oublier ce que nous avons connu en métropole ! Dans l’après-midi, nous retournons sur la Konétiwaka pour nous baigner à Pombeï et cette fois-ci nous avons de la lumière. Nous faisons quelques arrêts pour refaire des images des forêts aux arbres majestueux.

Nous voilà de retour aux chutes de Pombeï, survolés par des groupes de loriquets à tête bleue, appelés également loriquets arc-en-ciel.

Chutes de Pombeï
Les chutes de Pombeï
Chutes de Pombeï
Chutes de Pombeï
Chutes de Pombeï

La carpe à queue noire (Kuhlia rupestris) est une espèce autochtone. Migratrice catadrone, elle vit dans les milieux d’eau douce et se reproduit en mer. Si les mâles demeurent proches de la côte dans les estuaires, les femelles quant à elles remontent les rivières jusqu’à ce qu’elles rencontrent des chutes infranchissables.

Carpes à queue noire, Chutes de Pombeï le long de la transversale Koné-Tiwaka
Les chutes de Pombeï
Carpes à queue noire, Chutes de Pombeï le long de la transversale Koné-Tiwaka
Carpes à queue noire, Chutes de Pombeï le long de la transversale Koné-Tiwaka

Après un petit bain nous reprenons la route que nous poursuivons cette fois-ci vers la côte Est. La rivière s’élargit avant d’atteindre l’océan.

Rivière Tiwaka
Rivière Tiwaka

C’est ici que s’achève notre exploration … pour aujourd’hui 😉

Embouchure de la Tiwaka
Oiseaux observés sur la Konétiwaka

Photothèque

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