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Vendredi 23 février. Les cours terminés en route vers le sud pour ma première sortie avec la société calédonienne d’ornithologie. Il est déjà tard, la nuit tombe vite. Juste le temps d’immortaliser le coucher de soleil derrière les cocotiers de Poya.

Coucher de soleil sur cocotiers de Poya

Samedi 24 février. Départ de La Foa et en route pour le grand sud accompagnée de Liliane, membre active, très active 🙂 de la SCO. C’est l’occasion de découvrir quelques spots le long de la route et d’observer de nouvelles espèces comme le fuligule austral ou encore le canard à sourcils.

Canard à sourcils, Route vers le sud
Canard à sourcils, Route vers le sud

Il faut compter deux bonnes heures pour gagner le parc provincial de Rivière bleue, mais dès que nous quittons Nouméa, l’ambiance change et nous entrons dans le milieu caractéristique du grand sud : le maquis minier. Terre rouge, végétation originale, paysages lunaires … vraiment magnifique !

Lac de Yaté, Parc provincial de la Rivière bleue

Après nous être acquittés des droits d’entrée, nous pénétrons dans le parc en voiture pour rejoindre le parking du pont Pérignon en longeant le photogénique lac de Yaté et la réputée forêt noyée, arrêts obligatoires !

Forêt noyée, Parc provincial de la Rivière bleue
Forêt noyée, Parc provincial de la Rivière bleue

Arrivés au parking, il faut laisser la voiture et embarquer avec nous les affaires pour traverser le pont à pieds, heureusement une brouette est mise à disposition ! Les véhicules ne sont pas autorisés à le franchir et le nombre de personnes est limité, pas plus de 10 à la fois ! Il faut dire que l’ouvrage, patrimoine historique, est fragile … Pas très rassurant !

Lac de Yaté, Pont Pérignon, Parc provincial de la Rivière bleue
Lac de Yaté, Parc provincial de la Rivière bleue
Xanthostemon aurantiacus, Parc provincial de la Rivière bleue

Il n’y a plus qu’à attendre la navette qui ne tarde pas à arriver. Pensez à vous inscrire dès votre arrivée à l’entrée du parc pour fixer vos horaires de départ et d’arriver et réserver vos places ! Durant le trajet, le petit bus effectue plusieurs arrêts aussi bien pour les photos que pour déposer les visiteurs à différents points de départ. Les balades sont nombreuses, il y a le choix ! Arrêt au grand kaori, occasion d’observer mon premier cagou 🙂 Mais nous continuons la route jusqu’au pont Germaint, pratiquement le terminus. Ici un petit espace de camping avec tables, douche et toilettes. Rien à dire, c’est bien aménagé. Nous prenons le temps d’organiser les affaires tandis que de petits oiseaux baladent autour du campement, occasion de faire les premières images ornithos. Il s’agit du miro à ventre jaune, espèce endémique de la Grande Terre. Cet oiseau au chant mélodieux est surnommé ici rossignol.

Miro à ventre jaune, Parc provincial de la Rivière bleue

Nous partons avec le groupe faire une boucle dans la forêt. Tant de chants dans tous les sens, des plantes magnifiques, des ambiances nouvelles … je ne sais plus où donner de la tête, et 15 jours plus tard, alors que j’écris ce récit je ne sais toujours pas par où commencer ! J’observe mes premières perruches de Nouvelle-Calédonie, elles resteront loin de l’objectif … mais juste une image pour l’ambiance.

Perruche de Nouvelle-Calédonie, Parc provincial de la Rivière bleue

Plus tard nous observerons également la perruche cornue, mais jamais dans de bonnes conditions de lumière … Il faudra revenir !

Orchidées, plantes carnivores appelées gourdes du mineur (Nephentes vieillardii) créent une ambiance tropicale que je n’avais pas encore trop vue dans le nord, à peine effleurée sur la Kone-Tiwaka.

Spathoglottis, Parc provincial de la Rivière bleue
Gourdes du mineur, Nephentes vieillardii Parc provincial de la Rivière bleue
Gourdes du mineur, Nephentes vieillardii Parc provincial de la Rivière bleue

Les averses sont fréquentes, on ne cesse de ranger le matos et de le sortir … quand l’oiseau tant recherché, la target de la sortie fait une apparition dans le haut des arbres. Ce n’est pas n’importe quel arbre et pour trouver l’oiseau, il faut d’abord trouver l’arbre ! Il s’agit du geissois hirsuta dont les fleurs rouges attirent les différentes espèces de méliphages. Mais il est bien là, le fameux méliphage noir, l’oiseau le plus menacé de Nouvelle-Calédonie. Il passe de branche en branche telle une ombre … Pas facile de faire des images correctes dans ces conditions ! La pluie, le manque de luminosité et le ciel blanc ne facilitent pas la tâche, mais avec un peu de patience on finit par tirer quelque chose ! Je vous laisse juger.

Méliphage noir, Parc Provincial de la Rivière bleue
Méliphage noir, Parc Provincial de la Rivière bleue
Méliphage noir, Parc Provincial de la Rivière bleue

Il y a décidément du monde dans cet arbre, une fois le méliphage noir perdu, les polochions moines nous font de fausses frayeurs … ce qui n’empêche pas de faire une image au passage.

Polochion moine, Parc Provincial de la Rivière bleue

Deux corbeaux calédoniens, réputés pour leur intelligence et leur capacité à utiliser des outils, viennent également se poser à proximité.

Corbeau calédonien, Parc Provincial de la Rivière bleue

Nous reprenons le chemin qui aboutit à la rivière qu’il faut traverser à pieds 🙂 un petit goût d’aventure !

Parc provincial de la Rivière bleue
Parc provincial de la Rivière bleue

Nous regagnons le campement par la piste principale, bien contents de nos observations ! Mais nous ne sommes à bout de nos surprises ! Après avoir pris un bain dans la rivière, alors que nous sommes tranquillement installés pour prendre l’apéritif, un cagou nous fait l’honneur d’une petite visite. Vraiment pas farouche ! Comme de nombreux autres individus, celui-ci est bagué. Je rédigerai plus tard un petit article consacré à cette espèces et au programme d’introduction et de renforcement des populations mené ici dans le parc de la Rivière bleue. Appareils ressortis, un peu de grand angle pour l’ambiance, un peu au télé pour les gros plans, le modèle est coopératif autant en profiter ! Je reconnais, cela manque un peu de lumière, mais pour une première journée dans le sud de la Nouvelle-Calédonie … je suis comblée !!

Kagou huppé, Parc de la Rivière bleue
Kagou huppé, Parc de la Rivière bleue
Kagou huppé, Parc de la Rivière bleue
Pont Germain, Parc provincial de la Rivière bleue
Parc Provincial de la Rivière bleue

Mais, bien que le soleil soit désormais passé sous l’horizon, la journée n’est pas finie pour autant ! C’est l’heure d’aller chercher les reptiles ! Enfin je retrouve les ambiances des sorties avec les copains dans le sud de la France ou en voyage, quand les journées ne finissent jamais !! mais il faut savoir finir les articles, j’en ferai donc un à part sur les images nocturnes ! à suivre 🙂

Le lendemain matin, nouvelle virée le long de la piste et la chance nous sourit encore ! pas un mais deux méliphages !! pas le temps de faire d’image mais une bien belle observation ! Je terminerai donc sur des images d’orchidées faites au petit matin.

Eriaxis rigida, Parc Provincial de la Rivière bleue
Eriaxis rigida, Parc Provincial de la Rivière bleue
Dendrobium, Parc Provincial de la Rivière bleue
Calanthe triplicata, Parc provincial de la Rivière bleue

Un week-end bien rempli comme je les aime 🙂 riche en observations et rencontres ! Je tiens à remercier vivement David et Liliane, membres de la SCO pour leur accueil très très chaleureux et le partage de leurs connaissances aussi bien sur les oiseaux que les plantes, ainsi que tout le groupe pour la bonne ambiance ! Au plaisir de se revoir !

Oiseaux observés

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