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3 mars 2018

Direction, à nouveau, le grand sud et ses paysages sauvages, cette fois-ci pour faire une boucle en passant par les villages de Prony et Yaté.

Tour du Sud

Le sud est caractérisé par des milieux ultramaphiques, appelés également maquis minier. Ces sols sont particulièrement riches en métaux et seules des plantes adaptées hyperaccumulatrices, ont pu s’y développer, ce qui permet de comprendre le fort taux d’endémisme de cette région.

Rivière dans le grand sud

Nous commençons notre tour par le sud, passons Plum et grimpons au col de Prony. Le temps nuageux accroît l’ambiance sauvage et austère de ces terres inhospitalières. Quelques éoliennes ont été installées sur ces crêtes. Rabattables, elles sont conçues pour faire face aux cyclones.

Col de Prony
Éoliennes anti-cycloniques au col de Prony

La route redescend jusqu’au village de Prony. La vue sur la baie est imprenable et une aire de stationnement est aménagée pour profiter pleinement du paysage. Malheureusement, à notre passage, le soleil est totalement voilé … assez peu photogénique pour le coup.

Nous finissons par arriver au village de Prony, aujourd’hui pratiquement abandonné. Chargé d’histoire, il reste cependant un site touristique incontournable. Ce qui marque en arrivant ici, c’est l’ambiance paisible et agréable qui y règne désormais contrastant avec une histoire douloureuse.

Village de Prony

Cette baie et le village doivent leur nom à la corvette Prony qui découvrit ce site en 1854, un an après la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France. En 1863, à la suite de la Guyane, la Nouvelle-Calédonie devient une colonie pénale pour l’exécution de la peine des travaux forcés. Un an plus tard, le premier convoi de 248 forçats arrive à Nou à bord de l’Iphigénie. En 1867, le capitaine Sebert installe à Prony, avec 34 transportés, une exploitation forestière, la colonie restant trop dépendante de ses importations de bois. Originellement destiné à la transportation, le site passe en 1873 sous le contrôle de l’administration pénitentiaire et il devient en 1890 un centre de relégation. Il existe en effet différentes catégories de bagnards : les transportés, les déportés, les relégués. Les transportés désignent les auteurs de crime condamnés aux travaux forcés (loi du 30 mai 1854), les déportés concernent les condamnés politiques (loi du 8 juin 1850) et les relégués, les récidivistes (loi du 27 mai 1885). En 1897, l’arrêt de l’envoi de convois ne permet plus d’approvisionner Prony en main d’oeuvre et l’exploitation ferme en 1911. 

Bagne, Village de Prony

En 1956 le village est à nouveau utilisé cette fois-ci par la SOCAMIFER qui y installe des maisons pour les mineurs qui occuperont le site un peu plus de 10 ans jusqu’à ce qu’il soit à nouveau abandonné en 1968. Aujourd’hui, la nature semble reprendre ses droits, à l’image de ces bagnans où disparaissent les anciens bâtiments, effaçant petit à petit les traces de ce passé. 

Bagnan dans le Village de Prony
Bagnan dans le Village de Prony
Village de Prony

 Depuis 1990 l’Association du village de Prony oeuvre pour préserver ce patrimoine et réhabiliter les maisons des mineurs dont certaines sont toujours habitées.

Nous regagnons la route principale tandis que le soleil se lève. Cette fois-ci l’arrêt au point de vue sur la baie est plus propice à la photo.

Baie de Prony : Ilots Casy et Montravel
Baie de Prony (Merci Matthieu pour la photo 🙂 )

Nous continuons notre tour et passons à proximité de l’usine Vale où de nouveaux procédés de traitement du nickel sont testés … Ambiance de science-fiction !

Maquis minier dans le grand sud
Usine du sud
Usine du sud
Estuaire dans le grand sud

Arrêt pour le repas à l’hôtel Kanua Tera, ambiance en bord de mer très agréable, tandis que des mouettes argentées viennent balader sur la plage.

Hôtel Kanua Tera
Hôtel Kanua Tera

Le tour continue, malheureusement à nouveau dans la grisaille … d’où le peu de nombre de photos malgré un paysage magnifique entre Goro et Yaté et l’observation de mon premier autour à ventre blanc ainsi que des balbuzards australiens. Il faudra revenir !!

Cascade de Wadiana

Au niveau de Wao, la route quitte la côte pour grimper jusqu’à un point de vue en surplomb du lac de Yaté.

Lac de Yaté

La route redescend pour serpenter le long du vaste réservoir.

Lac de Yate

Le ciel particulièrement menaçant transpercé par de rares rayons crée une ambiance grandiose.

Lac de Yate
Lac de Yate
Lac de Yate

Le retour se fait par le col de Mouirange jusqu’au Mont Dore et la boucle est bouclée !

Mont Dore, Nouméa

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