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L’idée d’un Voyage

Lorsque j’ai su que j’avais mon affectation en Calédonie, l’Australie m’est apparue immédiatement comme LE voyage incontournable. Restait à savoir par où commencer, car, autre évidence, ce pays aux dimensions de continent ne peut faire l’objet d’un seul voyage ! C’est lors d’un petit repas de retrouvailles entre copines, qu’a surgit l’idée de ce voyage. Je vous présente donc ma coéquipière pour ce girlstrip de 15j : Audrey, une amie d’enfance. Nous nous étions suivies de la 6ème au bac puis perdues de vue pendant les années fac. Mais la magie de facebook … nous nous sommes retrouvées en nous « suivant » de loin … Installée à Tokyo depuis plusieurs années, Audrey avait poursuivi son rêve asiatique. Nous nous sommes recroisées en décembre sur Toulon pour des retrouvailles. Malgré les années passées, l’amitié étant toujours vive, on s’est dit à nous l’Australie ! Pour choisir la région il suffisait de croiser la carte de répartition du koala avec la météo de juin : le Queensland ce sera.

9 juin 2018 : le Départ

Départ de Koné au petit matin puis route pour la Tontouta, tandis que le soleil se lève sur les prairies déjà jaunissantes de la Province Nord. De temps à autre nous apercevons les bois ou les têtes des cerfs dépasser de la végétation. Ils ne tarderont pas à rejoindre le cœur du maquis pour se mettre à l’abri du soleil et des chasseurs. Xavier, mon voisin et collègue de boulot, me dépose à l’aéroport avant d’aller garer sa voiture à Nouméa. Son vol pour la Papouasie via Brisbane ne part que plus tard dans la matinée. Pour ma part je suis un peu en avance, et j’ai le temps de me mettre un peu en condition pour ce voyage. Depuis mon arrivée en Calédonie, j’avais été tellement happée par cette nouvelle vie sur le Caillou que j’en avais presque oublié les voyages prévus dans cette région à l’autre bout du monde. Et pourtant, l’Australie, quelle destination rêvée ! Il y a un an, je n’avais pas imaginé vivre toutes ces aventures, et pourtant, me voilà ici, à nouveau dans l’aéroport de Nouméa, attendant d’embarquer pour Sydney ! Nous sommes au mois de juin et j’ai prévu quelques affaires estivales pour la partie plus au nord du périple dessiné, mais aussi des affaires d’hiver, car à Sydney en cette saison, il fait frais, pour ne pas dire froid ! Tous les aéroports se ressemblent, enfin plus ou moins ! Des participants à je ne sais quelle rencontre sportive en transit par la Calédonie déambulent dans le hall vêtus de leurs costumes traditionnels en attendant d’embarquer pour Papeete. Autre destination qui interpelle l’imagination et qui fera, bientôt, du moins je l’espère, l’objet d’une nouvelle aventure. Colliers de fleurs et de coquillages, manous bariolés … Nous sommes bien dans le Pacifique. L’avion pour Tahiti finit par décoller. Nouvel appel, cette fois-ci pour la Nouvelle-Zélande. L’imagination se met à nouveau en route et j’entrevois de vastes étendues sauvages dominées par les montagnes. Mais aujourd’hui, c’est pour un pays aux dimensions de continent que je décolle. Depuis mon départ de métropole, j’ai un peu changé ma conception du voyage.  C’est vrai que dans mes précédents périples, presque exclusivement naturalistes, le fil directeur était, plus ou moins, la découverte de nouveaux paysages et l’observation de nouvelles espèces, pour ne pas dire augmenter la liste. Mais voyager, vraiment voyager, c’est se heurter à ce qui est autre. Peut-être est-ce l’expérience de la vie en brousse où le décalage s’impose parfois de façon brutale qui m’a permis de percevoir l’aspect abrupt du voyage. Le petit livre de Michel Onfray que m’a offert mon père avant de partir Désir ultramarin m’accompagne pour ce nouveau séjour et je le feuillette en écrivant ces quelques lignes. Certes, comme il l’écrit, on ne se fuit jamais vraiment soi-même : « Mais les choses ne sauraient être aussi simples. On ne voyage qu’accompagné de soi et ce que l’on pourrait fuir n’a pas même à nous rattraper puisqu’il ne nous a jamais quitté. Au bout du monde, les problèmes de qui a voulu les fuir arrivent exactement à la même heure que lui ». Néanmoins, lorsqu’on joue le jeu du voyage, le vrai jeu, on ne peut que se transformer. Mes 4 mois en Calédonie m’ont bien plus marquée que n’importe quelle autre expérience. Attendons de voir ce que l’Australie me réserve ! Je compte bien cocher quelques espèces au passage malgré tout ! Il y a des choses qui ne changent pas !

Arrivée sur Sydney

Le vol ne dure pas longtemps, seulement 3 heures pour atteindre Sydney ou j’arrive en fin d’après-midi sous un ciel de plomb. Le passage à la douane se fait rapidement. Avec le visa fait en ligne en avance, pas de tampon sur le passeport, juste un portique qui prend une photo du visage. 1ère démarche une fois dans le hall : acheter une carte SIM. Je choisis Vodafone qui proposait un forfait appel/Internet intéressant pour une courte durée. 2ème étape : récupérer la voiture de loc. Petite surprise, l’agence ne se trouve pas dans le terminal mais à l’extérieur de l’aéroport. Petit coup de fil à la structure qui m’envoie un chauffeur. Maintenant il faut se refaire la main sur la conduite à gauche ! avec … une boîte auto … jamais expérimenté … Il fait nuit, je suis perdue dans les faubourgs de Sydney, je me retrouve dans une voiture que je sais même pas comment faire avancer … ça faisait un peu trop ! Par chance, on me trouve une « vraie » voiture avec une boîte manuelle ! ouf sauvée ! Me voilà donc lancée, j’ai le sentiment que maintenant le voyage peut commencer ! Direction mon premier Airbnb situé à Sutherland où un jeune couple très agréable m’attend malgré le retard pris avec l’agence de loc. Une bonne nuit de sommeil et c’est parti !

Premiers pas en Australie !

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