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Jeudi 20 décembre

En début d’après-midi, sous un soleil ardent et une humidité intense, nous entamons l’ascension du Dogny. Le départ se situe près de l’hôtel Evasion sur la commune de Sarraméa. C’est parti pour un dénivelé positif de près de 1700m ! Larguez vos claquettes et enfilez vos chaussures de marche ! La montée est rude et peut devenir glissante si la pluie, régulière sur la chaîne, se met de la partie. Nous traversons tout d’abord une ancienne plantation de café où se développent quelques pieds de goyave de Chine. Cette espèce invasive sur Maurice et La Réunion ne semble pas présenter de menace majeure sur la biodiversité ici en Calédonie.

Rivière au pied du plateau

Nous entamons la montée dans une forêt très dégradée. Les cerfs sont nombreux ici est leur impact est important. Mais, tandis que l’altitude augmente, leur présence semble diminuer. La végétation se fait plus dense et les oiseaux plus nombreux. Le chant des pigeons verts retentit dans la canopée tandis qu’un grand lève-queue se balade dans les branches basses. Un miro à ventre jaune pousse son chant tonique à proximité du sentier, je tente un enregistrement avec le téléphone.

Le Dogny est considéré comme une montagne sacrée. Des manous sont accrochés aux arbres, signes d’un geste coutumier.

Le Dogny, montagne sacrée

En prenant le temps d’observer et de faire quelques images, il nous faut près de 3h pour arriver sur le plateau. La vue à elle seule justifie cette longue ascension.

Plateau du Dogny
Panorama depuis le plateau
Plateau du Dogny
Plateau du Dogny
Sentier sur le plateau du Dogny

Nous accélérons le pas, les nuages se forment et une brume dense commence à couvrir le paysage.

La brume arrive
Le plateau dans la brume

Nous pénétrons dans la forêt pour monter nos tentes, question de pouvoir nous réfugier si la pluie se mettait à tomber. Mais, malgré l’humidité ambiante, nous échapperons à la pluie.

Piscine naturelle
Campement

Nous installons notre mini campement sous de belles formations d’Amborella trichopoda,  unique espèce du genre et endémique de Nouvelle-Calédonie. Elle appartient à la lignée la plus primitive des plantes à fleurs actuelles.

Amborella trichopoda
Amborella trichopoda
Phasme

4h30 du matin, nous nous postons au bord de la cascade pour admirer le lever de soleil. La brume de la veille s’est dissipée et les montagnes se découpent dans le ciel orangé.

Lumières du matin sur les sommets calédoniens
Sunrise
Lumières du matin
Cascade sur le Dogny
Cascade sur le Dogny
Illuminations

Les oiseaux sont assez actifs et je prends le temps de faire des images : corbeaux calédoniens, siffleurs calédoniens … Dans la partie maquis, ces-derniers sont remplacés par les siffleurs à ventre roux. Je me livre à une série de photo sur un couple de myzomèle calédonien très coopératif, le mâle, d’un rouge éclatant, se posant régulièrement en évidence sur des branches mortes. Mais … de retour devant l’ordi, je me rends compte que ma carte a grillé … j’ai perdu ces images … Ce sont des choses qui arrivent et mieux vaut que cela arrive sur ces espèces, je me console en me disant que j’aurai l’occasion d’en observer à nouveau … « demain » … Je me contenterai donc d’une dernière image de paysage pour clore cet article qui manque cruellement d’oiseaux … Les tourbières du plateau sous le beau soleil du matin !

Retour sous le soleil

La descente n’est pas plus rapide que la montée, la pente est raide et poussiéreuse, je dérape régulièrement, sous le regard d’un notou qui vient se percher au-dessus de nos têtes quelques instants.

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