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Mercredi 2 janvier

5h45. Le réveil sonne. Nous avons bien dormi dans notre van même si quelques minutes supplémentaires auraient été les bienvenues. Je me dresse et mon premier réflexe est de tirer le rideau du van. Le ciel semble malheureusement couvert et une brume assez épaisse voile le sommet des arbres. Mais il en faut plus pour attaquer notre optimisme, il est encore tôt, cela va se dégager. Nous préparons un petit café, mangeons des tartines et descendons récupérer notre navette qui part à 7h à l’entrée du camping. Nous avions réservé quelques jours auparavant par internet, et nous avons bien fait, elle est complète. Nous partons pour le fameux Tongariro alpine crossing, réputé pour être l’une des plus belles randonnées à la journée de Nouvelle-Zélande. Avant de nous déposer au point de départ le chauffeur du bus dresse la liste des passagers et nous donnent quelques infos sur les mesures de sécurité et usages pratiques. Nous voilà donc au km 0, dans le brouillard et nous mettons en marche à la file indienne pour parcourir ces 19,4 km et 800 m de dénivelé. Nous partons du parking Mangatepopo et traversons une plaine volcanique dans une ambiance lunaire.

Tongariro Alpine Crossing, ça part de là !!
Le massif du Tongariro

Le Tongariro est un volcan formé d’une douzaine de cônes et de plusieurs cratères imbriqués et culmine à 1978m. La première éruption remonte à 275 000 ans. La dernière remonte à fin juillet 2012, alors que le cratère Te Mari était endormi depuis 1896. Le Tongariro Alpine Crossing permet, lorsque la météo le permet, de circuler au milieu  de ce paysage lunaire et de découvrir 3 sommets : le Mt Ngauruhoe, qui, du haut de ses 2291 m d’altitude constitue le cône le plus haut du volcan, le South Crater, 1660m et le red crater, 1886m. Paysage hors du commun qui a servi de lieu de tournage pour le Seigneur des anneaux, c’est ici que se dresse « La Montagne du Destin ». Il faut compter environ 7h de marche pour effectuer la traversée avec un dénivelé positif de plus de 800m et négatif de 1200m. La descente est plutôt longue ! Mais le trajet ne présente pas de réelle difficulté pour ceux qui sont un minimum habitués à la rando dans les Alpes 😉 En revanche, cela s’organise. Il vaut mieux réserver à l’avance un logement à proximité ainsi qu’une navette. Les bus déposent les touristes d’un côté de la rando et vous récupèrent de l’autre côté. La rando ne se fait d’ailleurs que dans un sens. 

Localisation

Les touristes sont en effet très nombreux ! Nous marchons paisiblement jusqu’à Soda Springs que nous atteignons au bout d’une heure mais nous ne voyons absolument rien ! Toute la première partie jusqu’au sommet se fait dans l’humidité et un vent violent. Aucune visibilité malheureusement !

Un départ plongé dans la brume
La brume commence à se lever sur le Tongariro Alpine Crossing
Tongariro Alpine Crossing
Tongariro Alpine Crossing

Mais nous restons optimistes … et patientons près d’une heure au pied du Mt Ngauruhoe, le plus impressionnant des sommets du Tongariro, en espérant une éclaircie. Nous avons droit à une mais bien brève ! Nous entendrons un seul pipit sans jamais réussir à le voir …

Tongariro Alpine Crossing
Tongariro Alpine Crossing
Tongariro Alpine Crossing

Sur les crêtes nous rencontrons à nouveau Max, rappelez-vous, c’est l’Allemand avec qui nous avions passé la soirée du Réveillon. Il se joint à nous pour la fin de la rando. Nous prenons notre repas avant d’attaquer la descente … on sait jamais si ça se découvre … en regardant tous les marcheurs glisser. Mais pour qui a un eu l’habitude de randonner, cette pente ne présente pas de grande difficulté. Nous l’attaquons et descendons rapidement. Par chance, de ce côté, le ciel finit par se dégager et dévoile un paysage grandiose.

Tongariro Alpine Crossing, The emerald lakes dans la brume
Tongariro Alpine Crossing, The emerald lakes. La brume se lève

Les lacs d’émeraude scintillent en contre-bas et la vallée du « Mordor » se déploie à nos pieds. Ces lacs remplissent des cratères d’explosion. Leur couleur est causée par la dissolution de minéraux provenant du cratère rouge. Ces lacs aux couleurs fort attrayantes sont cependant toxiques ! La couleur bleue indique la teneur en chlorure alcalin et le vert la teneur riche en arsenic. A partir de là nous avancerons bien moins rapidement, prenant des photos sans cesse tant les lumières sont changeantes. De tous les paysages que j’ai vus, ce panorama fait partie des plus grandioses. L’émotion est à son comble. Parfois je me demande si j’ai fait le bon choix en partant seule vivre à l’autre bout du monde, dans ce genre d’instants je me dis que c’était le seul choix à faire pour vivre des moments si exaltants et de façon si régulière. Vous l’aurez compris, on fait vite abstraction des groupes de touristes devant un tel spectacle.

Tongariro Alpine Crossing, The emerald lakes
Tongariro Alpine Crossing, The emerald lakes

Nous prenons le temps de faire le tour des différents lacs avant de monter au lac bleu.

Tongariro Alpine Crossing, The emerald lakes
Tongariro Alpine Crossing, cratère
Tongariro Alpine Crossing, The emerald lakes
Tongariro Alpine Crossing, The emerald lakes
Tongariro Alpine Crossing, The emerald lakes
Tongariro Alpine Crossing, The emerald lakes
Tongariro Alpine Crossing, cragtère

Derrière nous se dresse le cratère enfin dégagé  du Ngauruhoe.

Tongariro Alpine Crossing, cratères
Tongariro Alpine Crossing, cratères
Blue Lake, Tongariro Alpine Crossing

A partir du lac bleu, nous entrons dans un nouveau paysage, de type alpin. Le sentier serpente en descendant au milieu de l’herbe jaunie. Quelques sizerins passent en criant, il ne nous manque que les marmottes. Cette partie est assez longue mais le cadre reste splendide. Au loin s’étend le vaste lac Taupo sous un ciel à présent totalement dégagé.

Tongariro Alpine Crossing, vue sur le lac Rotoaira
Tongariro Alpine Crossing, vue sur le lac Rotoaira

Nous finissons par atteindre la forêt. Les oiseaux indigènes font leur apparition comme l’omniprésent tui. Mais il est déjà tard et nous ne prenons pas le temps de chercher les piafs, d’ailleurs nous n’avions même pas pris les jumelles pour ne pas nous charger. Nous arrivons vers 16h30, juste un peu à l’avance pour prendre la dernière navette. Impeccable !

Comment s »équiper pour le Tongariro Alpine Crossing ?

Finalement la randonnée en elle-même n’est pas très dure, il faut juste prévoir de quoi pour les différents temps possibles. La météo est en effet très changeante, on est passé de conditions dignes de l’Ecosse en plein hiver à un grand soleil radieux ! Nous avions pris pantalon, veste imperméable, de vraies chaussures de marche et pas des claquettes, une bouteille d’eau chacune, un tricot à manche longue, des lunettes de soleil et n’oubliez pas votre crème solaire ! Le repas fut assez frugal … du pain et une boîte de poulet à tartiner (pas top !), des bananes et un paquet de gâteaux. La navette nous ramène au camping où nous passons la soirée paisiblement.

Tongariro Alpine Crossing map

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