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Seul perroquet montagnard au monde, l’un des oiseaux les plus intelligents, le Kéa fait partie des espèces endémiques les plus emblématiques de la Nouvelle-Zélande. Particulièrement peu farouche, il vient facilement au contact des hommes. Malheureusement, comme de nombreuses autres espèces, il a vu ses effectifs nettement diminuer au cours des dernières décennies.

Une espèce vulnérable

Comme de nombreuses espèces néo-zélandaises, le Kéa est menacé par les prédateurs introduits. Installant son nid dans un trou au sol, il est particulièrement vulnérable. L’activité humaine est également un élément impactant. Les études montrent que les cas de collision avec des véhicules sont plus importants sur les sites où les kéas sont régulièrement nourris. Les bâtiments avec des clous en plomb  posent également un problème. Le plomb est attrayant pour le kéa car il a un goût sucré, ce qui entraîne un empoisonnement. Enfin, les cas de braconnage ne sont malheureusement pas rares. En effet, les kéas peuvent parfois causer des dégâts matériels et certains tentent de régler le problème de façon radicale. 

Attention Kéa !!
Kéa, l’oiseau des parkings ! Voici Jack 

Pour mieux suivre la population de kéa, un programme de baguage a été mis en place et une plateforme de données (Kea-database) a été mise en ligne où chacun peut enregistrer ses observations. Un catalogue des différents individus y est présenté.

Ordre : Psittaciformes

Famille : Strigopidae

Taille : 46 cm

Où voir le Kéa ?

Nous avons fait de très belles observations de kéa à deux endroits différents. C’est à Arthur’s Pass que nous avons coché nos premiers oiseaux. Nous en avons vu au belvédère du viaduc situé après le village, mais l’observation était lointaine. En revanche, nous en avons observé 2 autres dans le village, se baladant sur les tables du café. Puis, sur la route de Milford Sound, nous avons pu en voir sur différents arrêts le long de la route, mais particulièrement au parking à l’entrée de Homer Tunnel.

Kéa sur le parking de Homer Tunnel, route de Milford

Habitat

L’aire de répartition du kéa couvre environ quatre millions d’hectares le long des chaînes axiales de l’île du Sud, de Farewell Spit à Waitutu, en plus des chaînes de Kaikoura. Il fréquente pour se nourrir tous les types de forêts indigènes, de garrigues alpines et sous-alpines ainsi que les affleurements rocheux. 

Panorama depuis le parking de Homer Tunnel, route de Milford
Kéa sur le parking de Homer Tunnel, route de Milford

Ne pas confondre le Kéa et le Kaka !

Le  kéa est un grand perroquet vert olive, au vol puissant, aux ailes inférieures écarlates et au bec fin et gris-noir. Sexuellement dimorphique, la masse corporelle des femelles est environ 20% inférieure à celle des mâles. Les juvéniles ont la cire et des paupières jaunes, qui deviennent gris au fur et à mesure que l’oiseau mûrit. 

Le Kaka (nestor superbe) est plus petit, brun-olive et fréquente des milieux différents. Forestier, il est rarement observé au-dessus de la limite des arbre.

Nestor superbe, kaka, Orokonui sanctuary

Photothèque

Bibliographie

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