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15 juin 2019

Nous quittons Monkey Mia pour rejoindre Denham. Nous avions réservé à l’avance une excursion dans le parc national François Péron accessible seulement en 4X4. Nous sommes un peu en avance et en profitons pour emprunter la route côtière. Le soleil est au beau fixe, la journée s’annonce belle ! Un wallaroo profite des doux rayons de ce début de matinée non loin de la route. Il est plutôt photogénique !

Wallaroo à l’entrée du parc national François Péron
Wallaroo à l’entrée du parc national François Péron

Quelques courses à la boulangerie du coin, on aura ce qu’il faut pour pique-niquer au retour. Nous embarquons à bord d’un 4X4 et c’est parti pour découvrir ce fameux parc national !

Localisation

Naturaliste et explorateur français né en 1775, François Péron embarque en tant que zoologiste sur les vaisseaux La Géographe et Le Naturaliste durant l’expédition vers les Terres Australes menée par capitaine Nicolas Baudin.

Arrêt obligatoire à l’entrée pour dégonfler les roues, indispensable pour traverser ces pistes à travers les dunes. Il est clair que j’aurais préféré avoir mon propre véhicule pour prendre le temps et passer au moins deux jours et une nuit dans ce site superbe et riche du point de vue biodiversité. Mais l’excursion organisée s’avère être un bon compromis étant donné le peu de temps que nous avons à allouer à ce site. Nous traversons le désert en bénéficiant de quelques explications, en particulier sur les plantes.

Carrefour au milieu du parc national François Péron

Arrêt au milieu des prés salés recouverts de salicornes. Ambiance camarguaise si ce n’est les empreintes d’émeu tracées dans la glaise.

Salicornes
Plaines salées dans le parc national François Péron

Nous poussons jusqu’au cap Péron d’où il est possible d’observer les requins, mais la houle est assez forte aujourd’hui et ce n’est pas facile de repérer les ombres dans ces conditions.

Cap Péron, parc national François Péron
Cap Péron, parc national François Péron

J’observerai cependant un brown falcon ainsi qu’un groupe de petit langrayen.

Petit Langrayen, Parc national François Péron
Petit Langrayen, Parc national François Péron
Brown falcon, Parc national François Péron

Nous gagnons un autre cap, cette fois-ci à l’abri du vent. Un requin nerveux longe la plage. Cette espèce, fréquente sur la côte ouest de l’Australie doit son nom à son caractère farouche et son comportement très timide à l’égard des humains.

Requin nerveux au pied des falaises du parc national François Péron

Nous distinguons également quelques raies pastenagues (stingray) et deux grands dauphins. Il y a de la vie en mer !

Grand dauphin au pied des falaises du parc national François Péron

Je ne regrette vraiment pas cette escapade d’une demi-journée dans ce cadre grandiose où la mer d’un bleu tirant vers le vert tranche avec la côte orange vif. A mes pieds s’étire une vaste plage au sable blanc accueillant un groupe de cormorans variés parmi lesquels je distingue quelques mouettes australiennes et un goéland austral. Il est temps de rentrer.

Falaises du parc national François Péron
Falaises du parc national François Péron
Falaises du parc national François Péron
Dunes
Plage blanche
Groupe de Cormorans variés, parc national François Péron

J’aurais bien passé plus de temps à vadrouiller dans ces espaces sauvages particulièrement intéressants pour l’ornithologie. Je me contenterai de faire quelques obs à la volée.

Echenilleur à masque noir, Parc national François Péron

 

Nous reprenons la piste en sens inverse quand un wallaroo traverse à toute blinde devant nous, il était moins une !! Dernier arrêt avant de sortir pour regonfler les pneus. J’en profite pour faire un petit tour sur le sentier à l’entrée qui me donne l’occasion de faire quelques images d’un agame qui restera sp.

Agam sp. parc national François Péron
Agam sp. parc national François Péron

De retour à Denham, nous pique-niquons sur la plage devant Galli-Curci, bateau construit par Tommy Rann en 1929 pour la pêche et l’exploitation de la perle. Il fût baptisé ainsi en hommage à la soprano Amelia Galli-Curci, qui avait tourné en Australia au début des année 1920.

Ce soir, nous devons rejoindre Coral Bay et plus de 6h de route nous attendent … Il est temps de lever le camp. Nous ferons cependant quelques stops incontournables : le premier à la plage de coquillages, le second au stromatolites. Il s’agit de formations calcaires d’origine à la fois biogénique et sédimentaire qui se développent en eau peu profonde.

Shell Beach
Shell Beach
Stromatolites
Stromatolites
Stromatolites

Nous finissons par rejoindre la route principale et filons vers le nord tandis que de nombreuses chèvres sauvages broutent les rares brins d’herbe au bord de la route. Je rate LA photo : un aigle australien adulte perché sur son nid au bord de la route, mais le temps de faire demi-tour et de m’approcher, il décolle…. Dégoûtée … La nuit finit par tomber et nous croisons quelques chouettes, engoulevents et kangourous avant d’arriver à Coral Bay.

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