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Samedi 9 août

A mon arrivée à l’aéroport international de Fua’amotu, j’ai l’impression d’atterrir en brousse. Les taxis et transporteurs attendent les touristes à la descente de l’avion qui se fait directement sur le tarmac. Malgré l’hiver, il règne une douce chaleur humide plutôt agréable. La boutique Digicel où vous pourrez vous procurer une carte SIM et les guichets de change ne sont ouverts que le temps de l’arrivée de l’avion et ferment jusqu’au prochain. Il en va de même pour l’agence de location de voiture qui n’ouvre que si vous aviez réservé à l’avance, ce que j’avais fait par l’intermédiaire d’avis. Mais le temps que j’achète ma carte SIM et change mes dollars australiens, mon pick up était déjà parti … Je n’ai d’ailleurs jamais su s’il était vraiment venu. Coup de fil à l’agence, pas forcément facile à avoir et finalement je n’ai plus qu’à attendre à l’aéroport qui se trouve à 20 km de Nuku’aofa, la capitale, qu’on revienne me chercher. Juliana, voilà le prénom que porte la commerciale de l’agence, femme d’affaire dynamique, qui conduit énergiquement son RAV4 esquivant les chiens, doublant en klaxonnant les véhicules trop lents. « Old people » me lance-t-elle ! Nous discutons tout le long du trajet malgré mon anglais moyen. Stop à l’agence dans le centre-ville où je récupère mon véhicule. Le temps de faire les papiers et de prendre en main ma voiture, il fait déjà nuit. J’arrive vers 19h à Captain Cook appartment et prend possession de mon bungalow. Pour ce soir, ce sera soupe magie que j’avais pris la précaution d’emmener.

Dimanche 10 août : Fafa Island

Ne prévoyez rien le dimanche à Tonga, la population est très croyante et tout le monde est à l’église et en famille. Dégun dans les rues, tout est fermé, pas d’excursion. Seuls les restaurants sont ouverts. C’est l’occasion de prévoir une journée sur Fafa Island, pas très loin de l’île principale. J’avais réservé mon day trip à l’avance sur Tripadvisor, mais cela n’est pas nécessaire et il suffit de se présenter un peu avant 11h au wharf pour prendre la navette. L’excursion comprend le transport en ferry qui part à 11h du wharf et le repas sur l’hôtel de l’îlot. J’occupe mon début de matinée en baladant sur le bord de mer devant l’hôtel, occasion de faire quelques images de piafs.

Promenade le long de la mer à Nuku’Alofa

Les étourneaux sansonnets et les bulbuls à ventre rouge sont nombreux. Il y a malgré tout quelques espèces indigènes comme ce couple d’échenilleur polynésien s’affairant dans les bois de fer.

Echenilleur polynésien, Nuku’Alofa

Aigrettes sacrées et à face blanche se chamaillent les proies. A mon approche deux limicoles décollent pour se poser à proximité, il s’agit de chevaliers errants, espèce commune en halte migratoire dans la région océanienne.

Aigrette à face blanche, Nuku’Alofa
Filets de pêche, Nuku’Alofa
Chevalier errant, Nuku’Alofa

La mer est calme et le soleil brille, la journée s’annonce belle, contrairement à la semaine dernière visiblement. J’arrive au wharf un peu avant 11h. Le port n’est pas très grand et quelques bateaux de pêche semblent n’attendre qu’une chose : reprendre la mer !

Port de pêche de Nuku’Alofa
Port de pêche de Nuku’Alofa

Le bateau est ponctuel, et me voilà glissant vers l’île que l’on gagne après environ 30mn de navigation. Je ne peux plus dire dépaysement assuré, cela fait maintenant un an et demi que je sillonne à travers le Pacifique, mais ambiance relaxe assurée.

Fafa island, encore une île aux allures paradisiaques
Bienvenue à Fafa Island

Je crois que c’est vraiment de ça dont j’avais besoin pour commencer ce voyage pour me couper de la brousse de la côte ouest calédonienne. L’accueil est agréable. Je commande mon plat pour 13h et part me balader sur l’île le long du bush trail.

Sculptures océaniennes
Balade sur Fafa Island
Balade sur Fafa Island

Je prends le temps d’observer les oiseaux, peu d’espèces mais elles sont nouvelles pour moi. Les méliphages foulehaio sont les plus nombreux et chantent dans tous les sens. D’autres petits sifflement me rappelant ceux des étourneaux, il s’agit effectivement du stourne polynésien. Un couple de martin-chasseur respecté, espèce présente également en Polynésie française, les îles Cook et Fidji, se montre plutôt coopératif et pose à l’ombre de la végétation.

Méliphage foulehaio, Fafa island
Stourne de Polynésie, Fafa Island
Martin-chasseur respecté, Fafa Island
Martin-chasseur respecté, Fafa Island

Quelques roussettes du Pacifique trahissent leur présence par leurs cris. Je lève les yeux, elles sont là, au-dessus de ma tête. Ici aussi, les locaux mangent les roussettes. Je suis assez surprise d’en voir autant ! Alors qu’en Nouvelle-Calédonie il est très difficile d’en voir en pleine journée. La pression de chasse est peut-être moins forte à Tonga ?

Roussette du Pacifique, Fafa Island
Plage isolée sur Fafa Island

Je poursuis ma boucle qui revient vers l’hôtel en passant à une mangeoire destinée à attirer une espèce de perruche impressionnante : la perruche Pompadour. Il fait chaud et je n’ai droit qu’au passage rapide d’un individu, je retenterai plus tard.

Mangeoire pour les perruches pompadour sur Fafa Island

Je retourne sur la terrasse où le repas ne devrait pas tarder à être servi. Ce sera du poisson et une part de gâteau au chocolat dans un cadre plutôt bien sympa. Vous me direz, je peux avoir presque la même chose en Calédonie mais finalement, je n’en profite pas tant que ça. Alors je suis bien contente de déguster mon dessert devant l’eau turquoise. Quelques râles tiklins baladent autour de moi espérant recevoir un peu de mon repas, mais non, ils n’auront rien !

Râle tiklin, Fafa Island

Il est temps d’aller à l’eau. Elle n’est pas trop froide, mais la visibilité n’est pas terrible. Les coraux sont nombreux, en particulier des branchus et des coraux mous. Peu de poissons en revanche. Je tombe cependant sur un poisson ballon que je suis quelques temps avant de me laisser surprendre par deux énormes carangues.

Plage de Fafa Island

Je retourne sur la plage pour feuilleter mon roman australien en séchant avant de retourner au spot à perruches. Je me poste au pied d’un arbre, il n’y a plus qu’à attendre. Ma patience est récompensée et un oiseau vient se percher à la lumière, elle est dans la boîte ! La perruche pompadour (red shinning parrot, Prosopeia tabuensis) comprend deux sous-espèces :

  • Prosopeia tabuensis tabuensis: présente sur quelques îlots de Tongatapu et sur Eua (Tonga) mais également à Fidji (Vanua Levu, Kioa, Koro et Gau)
  • Prosopeia tabuensis taviunensis: présente seulement à Taveuni and Ngamea (Fidji)
Perruche pompadour, Fafa Island
Perruche pompadour, Fafa Island
Perruche pompadour, Fafa Island
Talève sultane, très nombreuses sur Fafa Island

L’heure du départ arrive et je rentre à mon hôtel, bien contente de cette première journée. Ce soir, je prendrai mon repas au restaurant italien juste à côté de la pension.

Balade le long de la mer, Nuku’Alofa

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